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Affichage des articles du janvier, 2011

Le romantisme allemand et ses surprises

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Découverte d'une solitude. Passer près de l'autre sans le voir, passer ainsi toute une vie. Gracq disserte sur le romantisme allemand, souhaitant qu'on le rappproche du Surréalisme. Vaine tentative. Qui se souviendra d'eux ? Il y eut un Schubert (pas le compositeur, « l'autre »), un Ritter, esprits flamboyants, morts (sauf Schubert) à quarante ans, Novalis, Heinrich von Ofterdingen, d'une niaiserie folle, malgré leur fusionnisme, leur foi ancrée en cette puissance de l'homme et de son rêve, capable à tout jamais de tout transformer en dépit des obstacles (« Le monde comme volonté et représentation » : je croyais que c'était cela ; mais quand donc y mettrai-je les pieds ? et de quoi pourrait-il à présent m'être utile ?). Tant de grandes âmes oubliées, tant de « sacristains » comme dit le Julien, qu'a ben réson. Le Romantisme allemand naquit et mourut d'un clin d'œil selon lui, de 1795 à 1802, à la suite de 1789, immense secousse ; et B

Le Sud-Ouest en 1900

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La carte elle-même n'intervient qu'en fin de chapitre, telle que vous la voyez encore au revers de votre porte de chiottes, mais ici en noir et blanc, avec les forêts, les dunes, des ombres pour le relief, des ténias pour les lignes de chemin de fer, des gros ronds pour les grosses villes, « S.P » pour « Sous-Préfecture » dans un losange (Bazas, mais pas Arcachon), les rivières avec tous leurs serpentements et leurs noms en tout petit, et chaque commune à côté de son petit rond, il ne manque plus que l'âge des garde-barrières et les mensurations du préfet pour que ce soit tout à fait illisible, et de fait, sans loupe, vous avez l'impression d'une vaste touffe de limaille de fer où l'œil tente de se frayer un chemin. Je le fis, et j'énumérai à haute voix tous ces noms qui sont restés les mêmes, pas comme Stalingrad, car nous eûmes une histoire interne pas trop sanglante tout de même en France depuis 1870, jusqu'en 1974... Et tous ces noms me remontent