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Affichage des articles du avril, 2016

La bourge frigide

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    Qu'elle ne s'avise pas, vers les 16 ans, de s'amouracher de l'un d'entre eux, à moins qu'il ne soit fils de propriétaire foncier ! « C'est beaucoup trop tôt ! » avait dit le colonel. Elle s'ennuiera » (à la messe) « et se tiendra mal. » Comtesse et colonel, on pouvait tomber plus mal, on pouvait aussi tomber mieux, ces deux figures sociales ne laissant guère augurer d'une expansivité phénoménale : Monsieur paraîtra en uniforme, Madame en grande toilette, aussi lassante à l'avance que des poupées d'Europe centrale ou de Sicile. Mais nous gagerons qu'à deux ou trois naïvetés près, notre Claire qui est aux cieux ne commettra pas d'infraction, recevra de bons compliments bourrus de son père, qui si cela se trouve n'aura pu venir à la messe, retenu par quelque devoir de propriétaire ou de militaire planqué. « Le colonel se trompait, comme il lui arrivait presque toujours » (ces deux mots-là, nous les avions anticipés) « lorsqu'

Les clés

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Zavez pas vu Mirza, ou bien ma putain de clé. Dans toutes les poches de tous mes vestons, dans tous les plis de mes pantalons (et j'en ai, dans le pantalon), dans ma voiture, dans le carburateur, dans mes godasses, god's ass ! partout partout même le linge sale même l'allée de ma cuvettes des chiottes oùsqu'euj baisse mon frokpourchié, bref, partout partout. La précédente, dans un sac jeté par un personnel d'hôtel zélé. L'autre encore avant, avec un papillon tout plat comme porte-clé, ça se faufile partout ce bordel, ah vous allez vous marrer, vous allez en baver bande de débilos en abordant la septantaine avec la trouille d'Alzheimer au ventre, et vous allez la bloquer avec un dos de chaise, la porte d'entrée orientée vers La Mecque, et vous allez brasser tout le tourbillon des métaphysiques à deux balles, qui suis-je où vais-je où cours-je on connaît la chanson. Putain ma clé, tombée chez un mauvais maître, affamée, maltraitée, borgnifiée, sodomisée à

Auf deutscher Sprache im Text - En allemand dans le texte

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     1957. - Dein wortloser (= sans phrases) Stolz geht immer wider ihren Geschmack ; sie frohlocken, wenne du einmal bescheiden (= modeste) genug ist, eitel (= vaniteux) zu sein.             NIETZSCHE Also sprach Zarathustra – Ier  Teil – Die Reden Zarathustras" – "Von der Fliegen (= mouches) des Marktes".     1958.  - Also spricht des Narr (= le fou): "der Umgang ( = commerce) mit Menschen verdirbt den Charakter, sonderlich (= surtout) wenne man keinen hat."             id. ibid Von der Nächstenliebe     1959.  - Das Schlimmste aber sind die kleinen Gedanken. Wahrlich, besser noch bös getan als klein gedacht !     Zwar ihr sagt : "die Lust an kleinen Bosheiten erspart ( = nous épargne) uns manche grosze böse Tat." Aber hier sollte man nicht sparen ( = épargner) wollen.     Wie ein Geschwühr (= abcès) ist die böse Tat : sir juckt ( = irrite) und kratzt (= démange) und bricht heraus (= crève), - sie redet ehrlich (= avec franchise).     "Siehe,

L'informatique, et le HAKA

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Stylos

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    C'est un stylo. Bleu, très humble, ayant bien servi. Posé sur mon  bureau, à 22cm environ du rebord, un peu relevé du bout (10°). Il est oblong, mesure 16cm à peu près. Il présente un cylindre effilé aux deux extrémités, terminé à gauche par un poussoir plat, qui permet de sortir ou de rétracter la bille. Cette partie bleue forme un profil inférieur de casque mède, protégeant le cou du guerrier. A peine entrevue, l'agrafe bleue, fondue dans le même plastique, avec lequel un employé peut glisser l'objet dans sa pochette afin de prendre une note, ou de faire un calcul. Cet arrière de casque se voit en transparence à travers la deuxième partie, centrale, ainsi que le minuscule tube où descend peu à peu, à mesure de son écoulement, l'encre condensée à la viscosité optimale, pour ne couler ni trop vite ni trop lentement.    La partie transparente du cylindre s'achève en faux pas-de-vis, de sept tours environ, car je ne sache point que la partie inférieure du stylo p

Le Singe vert n° 105

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SINGE VERT  N° 105 Rédacteur -imprimeur- diffuseur HARDT KOHN-LILIOM DIT COLLIGNON 4 AVENUE VICTORIA 33700 MERIGNAC courriel colber1@free.fr Oeuvres consultables sur IN LIBRO VERITAS ("Kohnliliom") BLOGS : romnestras, hautetfort et  singevert.blogspot.com ??????? ????? en ukrainien (zelenyy mavpy) Citation 1223 Six heures. Enfin, Dieu merci, allait disparaître cette lourde chaleur dont autrefois je me plaignais avec Albertine, et que nous aimions tant. La journée prenait fin. Mais qu’est-ce que j’y gagnais ? La fraîcheur du soir se levait, c’était le coucher du soleil ; dans ma mémoire, au bout d’une route que nous prenions ensemble pour rentrer, j’apercevais, plus loin que le dernier village, comme une station distante, inaccessible pour le soir même où nous nous arrêterions à Balbec, toujours ensemble. Ensemble alors, maintenant il fallait s’arrêter court devant ce même abîme, elle était morte. Ce n’était plus assez de fermer les rideaux, je tâchais de boucher les yeux et l

Petit mot

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Juste quelques lignes pour vous assurer de ma fraternité nébuleuse et lointaine. Oui, je vais à Digne, vulgairement suffixé par "les bains", et l'on me fera des cadeaux, car je suis digne d'un don, bon, je sors. Lisez bien, embrassez vos cavalières.

Agnès Martin-Lugand

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"Notre premier baiser avait eu un goût de bière. Combien de fois en avions-nous ri ? Le romantisme ne nous étouffait pas, à vingt ans. Colin ne buvait que des bières brunes, il n'aimait pas les blondes, il se demandait toujours pour quelle raison il m'avait choisie, ce qui lui valait invariablement une calotte sur la tête." Le choc du deuil immédiat se décante, les souvenirs heureux se réveillent.     "La bière s'était aussi immiscée une fois dans nos choix de vacances. Colin avait eu envie de partir quelques jours en Irlande. Puis ils avaient prétendu que la pluie, le vent et le froid l'avaient fait renoncer. En vérité, il connaissait suffisamment mon goût exclusif du soleil et du bronzage pour ne pas me forcer à porter un coupe-vent et une polaire pendant nos vacances d'été ni à m'imposer une destination qui m'aurait déplu.     "La bouteille me tomba des mains et éclata sur le carrelage." Juste le ton qu'il faut, nostalgique e