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Affichage des articles du juin, 2019

LE CHEMIN PARCOURU

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COLLIGNON LE CHEMIN PARCOURU L'EFFONDREMENT DE ROSSENBERG PREPARATION 1) Nuit à Rossenberg a) les lieux (trois pages) 1) le bâtiment et ses entours (une page) 2) chambre blanche, petit lit de camp , portrait d ' Henri V de Chambord. (une page) 3) ma compagne à côté (une page)? et l'impression étrange des volets hermétiquement clos. (une page) b) les raisons pour lesquelles nous y sommes , (trois pages) le froid ou le chaud selon les saisons, c) élargissement de l'espace, sorte de vaste palombière aux ramifications immenses, cf. l'hôtel d'I. à l'horizontale. DIX PAGES (EN FAIT, SIX SEULEMENT) 2) L'effondrement a) alors que je me balade, effondrement d'une aile, je sais qu'il y a qq dessous, je décris les bâtiments, cf. une illustration de la collection "tremblements de terre et catastrophes naturelles" b) les hommes vont sur le terrain (torchis, colombages), (laine

Cette nuit-là

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C O L L I G N O N C E T T E   N U I T – L À " Je vis seul " Je dors seul " Je meurs seulement "Rhacophore petite grenouille arboricole aux palmures postérieures très développées pouvant servir de parachute au cours de sauts effectués dans les arbres des forêts tropicales du Sud-Est asiatique (...) Nom usuel: "grenouille volante" (Larousse universel, t. XIII)". Chaque soir le garde m'ouvre les portes de la serre ; je trouve là, sur 30m de haut, de quoi satisfaire ma curiosité. À mes pieds les racines de palétuviers baignent dans un marécage en réduction où plongent les reflets sombres sur des profondeurs égales. Mes jumelles d'intérieur jouent sur les verticales, remontent vers les cimes où se distinguent les r acophores sautant de branche en branche, atteignant même les eaux mortes à mes pieds : j'apprivoise ou du moins nourris mes petits ranidés de divers insectes tirés d'un petit coffret de santal

Ce macchabée disait...

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Ce macchabée disait Couché dans mon cercueil, reprenant peu à peu mes esprits, sentant les quatre planches, n'étouffant pas - comme j'aurais dû les entendre, ces battements de mon coeur, et comme il est étrange de ne rien entendre... Impossible. Tétra. Plus la tête. Par la fente la lueur d'un cierge - défaut de capitonnage - mes héritiers ne m'ont pas très bien encapitonné - un tic de ma bouche a fait glisser le linceul de mon visage - j'ai chaud, très chaud - soudain je me sens soulevé: le coup discret du Chef de Marche sur le bois près de l'oreille, les six hommes au pas lent, de vagues pleurs chuchotés troublés de temps à autre par un sanglot plus perçant - ils s'imaginent nous transporter doucement. Dignement. C'est faux. Ils nous heurtent aux portes. Ils jurent dans l'escalier en colimaçon par-dessus la boule de rampe - j'ai le mal de terre. Puis le corridor, le perron râpé (je reconnais chaque marche, passager cette fois de mon v