Articles

Affichage des articles du août, 2020

PRATTE ET BEDE

  HARDT VANDEKEEN "LUMIERES, LUMIERES" JOSETTE PRATTE LES HONORABLES 44 01 07 1 Dura lex, sed lex . Ce qui ne plaît pas passe à la moulinette. Je n'ai pas d'autres critères ( fais-je croire) que mon goût personnel. En fait, le livre, le trop gros livre de Mme Josette Pratte, femme de Maurice Clavel : "Les Honorables", se prépare à subir une belle séance d'étrillage. Vous aurez économisé 129 francs. Double avantage ainsi, pécunier d'une part, sadique de l'autre. Les honorables sont les juges du Québec, imitant sans doute en leur titulature les usages du bas Empire byzantin, où les fonctionnaires se voyaient attribuer des titres ronflants en proportion inverse de leur indépendance. Mais les magistrats du Québec sont indépendants, la scène, les scènes se déroulant dans les années trente finissantes. Commençons donc (c'est la coutume) par les restrictions bienveillantes : il nous est toujours fort utiles, à nous autres co

KOSTA MAVROS

  Introduction Ce n'était pas ce grand octogénaire bien bâti qui m'attendait sur le quai de La Corbine, mais un autre, petit, caché, souriant, pour m'emmener chez lui. Je reprends ici, en les classant par thèmes, l a correspondance que j’ai entretenue avec Mavros. Un extraordinaire vieillard. Personne ne voulait de ses œuvres. La chronologie se prête mal aux jeux des immobiles, d u moine où m a vie m’a fi xé . Kosta devait vivre encore 5 ans, ce qui est énorme à l’échelle des vie ux . Mais il ne sanglotait pas . Il me disait, à 86 ans : « Je ne parviens pas à m’imaginer ma mort, ma disparition. Pourtant je sais bien qu’elle aura lieu ». Il sera mort sans subir Alzheimer, et cela même est une grâce. Ces notes-ci sont regroupées sous des titres auxquels, peu à peu, elles échappent. Certaines réflexions pourraient se retrouver sous plusieurs rubriques, mais nous ne sommes pas e n cours de maths. Quand je lis ou apprends quelque chose, il me vient des

Le jeu des parallèles

  Argh, virgule, chienne, virgule, tu la sens ma grosse (biip) , (« écarte un peu les jambes que je pêche au large »), rhâ, bourre-moi, je n’aime que toi, grosse truie, virgule, « retiens-toi de péter » fermez-moi les guillemets, je vais partir, je pars, je t’aimerai toute ma vie. Point. Je t’aime, Heinrich. Je t’aime, Betty. - On se dit des conneries. - Je me sens ridicule. - On fait des bruits de bouche, des bruits de cul. » Heinrich ajoute « en amour, tu abdiques ; tu fermes les yeux, tu bourres et tu jouis. - Et arrête de me demander si j’ai mal. Je n’ai pas mal. - Ces propos de cul m’éc œ urent. - Moi je t’aime, Heinrich. « Tu ne t’appellerais plus Heinrich. Tu chercherais à me séduire. Je serais à une table de café avec des jonquilles dans un vase. Tu me sourirais, tu m’offrirais un verre, je t’entraînerais dans ma chambre juste au-dessus. Il y aurait des jalousies. Je serais excitée plus tard. Surtout tu fermerais ta gueule. Je te déshabillerais doucement, tu