CITATIONS DU TOME IV
HARDT VANDEKEEN
C I T A T I O N S
I V
973 / 1269
avril 2016 / octobre 2018
VANDEKEEN CITATIONS IV 2
973 . - Aussi celui qui en une principauté ne connaît pas les dangers et maux quand ils naissent, n’est pas vraiment sage ; mais peu de gens ont ce don.
MACHIAVEL
Le Prince – ch. XIII « Des soldats auxiliaires, mixtes et propres »
974. – Mais, dans la rue, il n’y a plus de peuple. Il n’y a plus que des flics qui n’attendent que ça.
Charonne, tout le monde descend !
Henri JEANSON
« Pour un jeune veau » Le Canard enchaîné n° 2528 du 9-4-1969
975. – Le 8 février 1807, à Eylau, devant un des pires champs de carnage de l’Histoire, un de ses généraux fit remarquer à Napoléon le nombre élevé des morts français. « Oui, murmura l’Empereur, un instant ému, quel massacre ! »
Puis le naturel reprit le dessus et, retournant du pied un cadavre : « Bah, dit-il, c’est de la petite espèce . » Que ne peut-on attendre, fric ou sang, d’un pays qui a fait d’un tel homme son Dieu ?
Morvan LEBESQUE
« Haute stratégie » Le Canard enchaîné n° 2528 du 9-4-1969
976.- Notre existence ordinaire est faite de telles situations qui, en dépit de leur variété, sont commandées par un facteur utilitaire, qui commande à son tour le sens des mots que nous employons, nos façons de voir, de penser, de comprendre et d’agir. Aussi, n’y prenant plus garde, croyons-nous de bonne foi qu’il est le dénominateur commun de toute la réalité. Étrange aberration !
René BERGER
«Connaissance de la peinture » T. IV « Ligne, couleur, lumière » ch. «L’expérience des quatre jardins » § « Le jardin, le propriétaire et moi » p. 198
VANDEKEEN CITATIONS IV 3 977. – Il la regardait à présent comme si elle avait partagé le même sentiment, comme s’ils avaient tous les deux su qu’il devait y avoir un amour entre eux, et même l’amour, mais sans pouvoir en prédire la durée, un amour sans faille et sans merci, de deux nuits, de deux mois, de deux ans, le temps ne comptait pas, un amour sans rien d’autre que l’amour, sans commencement ni fin, tout juste le moment de l’amour et rien d’autre, rien, absolument rien, un homme, une femme, face à face, pour le toujours de quelques minutes, quelques heures, quelques jours, ou semaines, ou mois, ou années, quelle différence, c’est le même moment qui revient, moment-phénix de la vie, l’homme primordial en Laurent et la femme primordiale en Justine sont faits l’un pour l’autre, que cela dure, ou ne dure pas, ils auront leur toujours de deux nuits, ou de deux mois, ou de deux ans, ils sont là, ils se guettent, ils s’attendent, ils s’offrent. Alexandre KALDA « Le Vertige » ch. 15 978.- Sois le maudit, et non le maudissant. TALMUD 979.- ...je vis, je ne me révolte pas, je ne me révolte contre rien de ce que vous m’imposez, je refuse, c’est tout, je vis à côté de vous, non contre vous, … Alexandre KALDA « Le Vertige » ch. 4 VANDEKEEN CITATIONS IV 4 980. – Je crois que c’est toujours très grave d’être un être humain. Un vrai. Peut-être ne s’en remet-on jamais tout à fait. Alexandre KALDA « Le Vertige » ch. 13



Commentaires